La vie est absurde

J’ai des frissons. J’ai retrouvé un texte que j’ai écrit à la hâte, il y a un an. Je l’ai écrit alors que j’étais en crise existentielle. Quand je me suis rendu compte de toutes les atrocités dans le monde, une flamme insoupçonnée s’est allumée en moi, mais le choc fut difficile. Si difficile, que je ne voulais plus être humaine. Je ne voulais plus vivre dans la matrice, dans une illusion. Je me sentais seule et encagée. Je voulais partir loin, mais je n’avais pas une cenne. Je voulais être libre, mais je ne l’étais pas encore dans ma tête, ni dans mon coeur. J’étais fâchée. J’étais en crisse contre l’humanité, en crisse contre ceux qui ne me comprenaient pas, qui voulaient me mouler, qui voulaient que je me calme, qui voulaient que je devienne « responsable » selon leurs standards de responsabilité, qui me trouvaient folle.  J’étais en crisse de constater tout le monde qui dormait au gaz. En crisse contre moi-même d’être en crisse. Je me sentais comme une sorcière qu’on voulait brûler au bûcher. J’ai plein d’amis, une famille aimante, mais je me sentais seule. Je venais de me réveiller. Je ne savais pas trop où aller, où me diriger. Après ma chute, je me suis relevée et je suis partie à Vancouver. Je devais partir loin, seule, mais c’est alors que j’ai cessé de me sentir seule.
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Stoppons le slut shaming!

Quand je feuillette un magazine, je vois des belles femmes, du maquillage,
des corps plus ou moins habillés, des seins, des fesses et des lèvres entrouvertes. Quand je regarde des vidéoclips, je vois souvent des femmes sexy qui dansent de façon osée. Osée pour qui? Certains vont y voir de la vulgarité, d’autres de la sensualité. Il y a une mince ligne entre les deux. On est attiré par le beau, donc ça nous enivre. Quand je vais à la gallerie d’art, je vois souvent des corps nus. C’est drôle, mais personne se met à traiter la toile de salope ou de pute car on voit un bout de fesse. Le corps humain est une oeuvre d’art en soi.

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La face cachée des policiers

Je suis contre la brutalité policière, je soutiens et comprends la colère de ceux qui la dénoncent.

La semaine passée, à Québec, Guy Blouin est mort après avoir été heurté par une auto-patrouille. Une manifestation soi-disant perturbante a eu lieu : « Flics, porcs, assassins! ». Plus tard, un rassemblement a été organisé en basse-ville pour lui rendre hommage, afin de dénoncer l’attitude des policiers envers les gens qui fréquentent le secteur : « Au voleur, la police vole des vies ». Un des organisateurs a mentionné : « On demande la paix dans le secteur du parvis. Lâchez le monde ». C’est quand même paradoxal de demander la paix aux agents de la paix… 

Sans titre 1Malgré l’image du héros sympathique qui est véhiculée dans les films, j’ai un goût amer lorsque je pense aux policiers. J’ai l’impression qu’ils exercent leur métier pour la prise d’un pouvoir fantasmagorique. L’autorité, comme plusieurs, m’horripile, me dérange, me titille, m’énerve, me fait chier! J’ai grandi dans une société où il est courant, voire normal de se rebeller contre toute forme d’autorité, qu’il s’agisse de nos parents, de nos enseignants ou de notre gouvernement. Nous nous affirmons et nous battons contre ceux qui veulent brimer notre liberté. Nous exprimons nos opinions haut et fort. Comme plusieurs, j’ai souvent un sentiment de haine envers les policiers, car il est plus facile de haïr quelqu’un qui peut m’arrêter, me donner une contravention ou m’envoyer en prison. La seule pensée de perdre sa liberté peut faire paniquer. Comme plusieurs, emportée par l’indignation, j’ai oublié un léger détail : ne pas généraliser.

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Depuis l’incident du cycliste de 48 ans, plusieurs vidéos de brutalités policières ont circulé sur le Web, mais la plupart provenaient de pays étrangers, comme la Grèce, où et les contextes sociaux n’ont rien à voir avec le nôtre. Encore une fois, quand on veut, la haine collective est vraiment facile à nourrir. Je n’ai qu’à penser à la policière Stéfanie Trudeau, connue sous le nom de Matricule 728, qui a fait fureur sur YouTube… Faut dire qu’elle le méritait peut-être un peu, la pauvre enragée. 

Certaines personnes perdent vite les pédales quand vient le temps de se prononcer contre les policiers. LES policiers, car la tendance à les mettre dans le même bateau est forte. Sous l’émotion, on oublie que la majorité a de bonnes intentions. Les policiers ont vraiment une job ingrate, au fond. 


 

La face cachée des policiers

-Témoignage d’un aspirant policier-

Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez vu un individu un peu étrange, que ce soit dans un parc, un autobus ou un centre d’achat? Vous souvenez-vous comment vous l’avez regardé, dévisagé? Vous souvenez-vous comment vous vous sentiez dérangé ou peut-être même effrayé par sa présence? En fait, cette personne était sûrement atteinte d’une des nombreuses maladies d’ordre mentale qui touche activement la population. Une personne que l’on fuit comme la peste, mais que les agents de la paix, eux, sont amenés à côtoyer quotidiennement. En tant qu’aide sociale de première ligne, l’agent l’aide sachant qu’il n’aura probablement jamais un merci. Il aide un individu en situation de crise qui peut, éventuellement, commettre des gestes marginaux, dangereux pour lui-même, pour autrui et pour les agents. Il aide une personne qui, quelques jours après, sera sûrement dans une situation semblable. Combien d’entre vous peuvent affirmer avoir aidé un inconnu en détresse? Si vous levez les yeux de votre petit écran, vous verrez que la misère humaine est réelle et non pas seulement ailleurs dans le monde.

Pensez aux choses qui vous font peur, aux évènements qui vous feraient fuir : La Polytechnique de Montréal, Dawson, Université de Concordia. Alors que les étudiants courraient pour sortir de ces endroits, les agents accourraient pour y entrer, avec au fond d’eux une peur semblable à ceux qui s’enfuyaient. Avec aussi une famille à la maison, des amis, des proches, des plans d’avenir. Plus récemment, à Moncton, trois agents ont laissé leur vie pour protéger les citoyens. Un futur papa est décédé ce jour-là, un héros. Croyez-le ou non, l’uniforme ne rend pas invincible. C’est une armure de tissue tout au plus. Une armure de tissue qui protège un homme ou une femme qui accepte de faire ce que les autres ont peur de faire. Car oui, l’agent est aussi un humain qui lorsqu’il finit sa journée, au même titre que vous, se souvient des coups durs. .

« Ils sont formés pour ça! » me direz-vous. Souvenez-vous quand vous êtes sortis vous-mêmes de l’école avec toutes ces belles notions en tête, ces connaissances, ces techniques apprises et que finalement vous avez foulé le terrain. Peu importe le métier, entre les livres et l’examen, il y a mille scénarios auxquels vous n’aviez pas songé. Entre l’école et la vraie vie, il y a des millions de scénarios auxquels vous n’aviez pas pensé. Qui est formé pour affronter l’inconnu? Ce stress avant un gros examen quand on sait que la note sera jugée par un enseignant qui sans la moindre retenue et à tort dira : « Tu n’as pas étudié? ». Voilà, le contexte policier : le jugement. Jugé par les pairs, jugé par les juges, jugé par les citoyens. C’est exact, jugé d’avoir agis, là où personne n’agissait de peur d’être jugé. Car oui, les livres enseignent les grandes lignes, mais la pratique policière se joue dans les détails.

Mais bon, après tout, les agents ne sont que « des donneurs de tickets, des péteurs de fun, des chialeurs, des sans dessin, des pas de jugement ». Mais c’est peut-être parce que vous êtes « des sans-dessein, des pas de jugement » qui « pour le fun» faites parfois des choses dangereuses vous donnant droit à des constats d’infraction qui vous font chialer. Car oui, ce n’est pas de la faute des agents si vous n’avez pas respecté les lois.

Après tout, lequel d’entre vous oserait porter l’uniforme? Lequel d’entre vous ferait ce travail? Lequel d’entre vous se lèverait le matin sans savoir s’il se couchera le soir? Lequel aurait la capacité et la volonté de prendre en charge la vie des citoyens? De se rendre sur un accident mortel mettant en cause des enfants et d’aller ensuite annoncer aux parents qu’un conducteur ivre en est le responsable?
Car finalement, lequel d’entre vous la supporterait la face cachée des policiers?


goodthing

Maintenant, j’ai certainement plus de respect pour les policiers, considérant tout le stress que leur métier comporte. Ça n’excuse pas pour autant les erreurs fatales et négligences criminelles qu’une partie d’entre eux ont commises. Cet article ne sert pas non plus à redorer leur image en leur apposant le titre de  »bon samaritain » en plein front, mais simplement à se rappeler qu’on peut se révolter sans généraliser et qu’on ne doit surtout pas oublier qu’il y a toujours deux côtés à une médaille.

Procrastination 101

Comme tous les étudiants ces temps-ci, je suis dans le rush de fin de session. Vie sociale inexistante, abus de café, trop de procrastination… Vous savez de quoi je parle! Les examens pis moi, ça a jamais fait bon ménage. J’ai beau avoir les meilleures intentions du monde, tenter le plus possible d’agir en étudiante studieuse, organisée et civilisée, au final je l’ai pas pantoute!

Hier soir, bien installée, fin prête à passer à travers toute la matière à étudier, je pensais que pour une fois j’allais jouer le rôle de l’étudiante modèle jusqu’au bout. J’étais fière de ma  »planification ». Voici ce qui s’est réellement passé…

Je m’installe, devant mon ordinateur. Ouvre mon livre. Je suis prête!
– *Vibration* Un texto…
– *Ding* J’vais checker mon message Facebook, ça va juste prendre 2 secondes anyway.
– Ferme Facebook, sinon j’serai pas capable d’étudier.
– Avant, je vais checker mes messages Hotmail…
– Spam, spam, spam. Forever 21, han cool les nouveautés de ce printemps!
– Non, je suis pauvre, ça sert à rien de me faire souffrir plus longtemps.
– J’ai faim. J’ai déjà soupé, donc j’me décide à manger des raisins. Oui, des raisins.
– Des chips ce serait tellement meilleur.
– Checker les formes de raisins, commencer par manger les plus gros.
– Rechecker Facebook.
– Me renier, car j’ai rechecker Facebook. Refermer Facebook.
– Mon cell vibre encore. Texto non intéressant, mais j’y réponds pareil.
– Changer de musique, c’est peut-être le style de musique qui ne me fait pas.
– Ahhhhhhh I feel so zen and smooth right now! 🙂
– J’ai froid.
– Doudou, je t’aime!
– Bon, je lis quelques diapos.
– Hmmmm…. j’ai faim. C’est plate manger des raisins.
– Des chips? NON, des raisins, RAIE-ZEN.
– Il reste juste les raisins mous… 😦
– Bon, ça suffit! Concentration! J’me ferai du café tantôt.
– Aller vérifier la note que j’ai dans ce cours-là. Faire un calcul pour voir quelle note minimale je dois avoir pour quand même passer le cours.
– Ben non voyons, POSITIVISME! J’vais avoir 100% car je suis une brute! That’s it!
– Lol.
– J’vais m’attacher les cheveux, ils me gossent, ça nuit à mon étude c’est sûr.
– Bonnn! Now, I got the style.
– Snapchat… Boff. Instagram… Selfie, selfie, bouffe, citation d’marde, selfie… Boff.
– Focus, concentration, ÉTUDE!
– Criss, y’est rendu 21h00 pis j’ai juste étudié 3 diapos!
– Plus que 7 jours, ensuite, LIBERTÉ!
– J’pourrais faire un article sur mon blog à propos de ma déficience.
– TOUT SEMBLE PLUS INTÉRESSANT EN CE MOMENT! *semi-pleure*
– Ma mère qui vient m’dire de ne pas trop manger de raisins, car ça fait chier.
– Moi qui me dit qu’il y a autre chose qui me fait chier en ce moment.
– Manger les raisins mous.
– Ark! Après deux raisins mous dégueux, j’vais m’faire du café.
– Passer à côté de la bouteille de rhum.
– Tentant, mais la  »studieuse » en moi reprend le dessus.
– *grande respiration* Damn, j’respire ben mal!
– Aller dans la salle de bain pour un décongestionnant.
– Ahhh, de l’onguent Vicks! M’en mets plein le nez. Partout.
– Recommence à étudier.
– Facebook, juste 2 secondes.
– Voyons, c’est quoi cette photo-là?! Ok, ok, reconcentration. Referme Facebook.
– En allant me faire un refill de café, je ne peux résister au lapin de Pâques en chocolat.
– J’vais être réveillée en masse avec ça, J’VAIS ÊTRE CRINQUÉE BIENTÔT C’EST SÛR!
– J’aurais dû sniffer d’la poudre tant qu’à ça.
– Voyons les pensées rebelles axées sur la déchéance à soir!? Que se passe-t-il? Qu’ai-je?
– Pas le temps de m’auto-psychanalyser à soir, ce sera pour une autre fois.
– Et pis là, out of nowhere, un vidéo de Beyoncé qui se shake le ass.
– Échapper du chocolat dans craque de divan, calice…
– Me renverser du café dessus en voulant ramasser le chocolat.
– Le divan est brun, ma mère ne remarquera rien.
– Bon, recommence à étudier. OH YEAH MOTHERFUCKER YEAH! Le café vient de pénétrer mes veines tel un dinosaure dans une forêt amazonienne!
– J’ai chaud.
– Bye bye doudou… Anyway j’me rends compte qu’elle est pleine de café elle aussi.
– Vive la nudité.
– Mon lapin n’a plus de tête. Ni de corps.
– Re-la-xer. *respiration*
– J’ai vraiment trop mis d’onguent Vicks…

Finalement, j’me suis endormie en étudiant, tout croche sur le divan. J’ai trop mangé de raisins et de chocolat. J’me suis réveillée avec un sale mal de ventre. Je suis arrivée en retard à mon examen, car je suis conne. Il me reste seulement que trois examens avant de pouvoir crier de joie! D’ici là, je vais essayer de ne pas trop procrastiner.

heygirlThanks Ryan ❤

Nous sommes dans le rouge

Allant de la joie à la déception, oscillant entre le soulagement et la frustration. Peu importe leur sentiment envers la conclusion des résultats d’hier soir, nombreux sont ceux qui se sont exprimés sur les réseaux sociaux. Les opinions politiques bourdonnent autour de moi. Les blagues sur le sujet fusent de partout. Ça se jase. Certains mettent leur drapeau en berne, d’autres arborent le rouge fièrement.

Nombreux sont ceux qui ont voté par stratégie, non pas par conviction, mais par opposition. Que tu penses avoir fait le bon choix, que tu cris «bon débarras!», ton opinion tu y as droit. Sincèrement, je trouve ça encourageant de voir les gens s’intéresser aux élections et de débattre ainsi sur la décision. Qu’ils prennent pour un parti ou un autre, là n’est pas la question. Débattre, trouver des arguments, se positionner face aux choix des Québécois, ça amène à s’interroger, à chercher des solutions, ça garde le cerveau actif et les gens allumés.

gébatupoline

La participation électorale des Québécois est en baisse constante depuis le milieu des années 1980. On le sait, le taux de participation est faible chez les jeunes. Les jeunes sont constamment sur les réseaux sociaux. Ceci dit, en jaser de cette façon est peut-être un moyen de nous botter le cul à s’informer et à aller voter. Je préfère entendre des cris de mécontentement que de vivre dans un silence absolu. Quand il n’y a pas plus de bruit, c’est soit parce qu’on dort ou qu’on est mort. Une populace de zombies, non merci!

Ceux qui chialent que le monde s’exprime trop sur les élections et que trop de commentaires circulent à ce sujet, vous n’avez rien compris. Calice, pour une fois que les gens jasent d’un sujet plus constructif que de leur nouvelle coupe de cheveux ou de la température. Profitons-en, c’est même bénéfique! Ça prouve peut-être juste que notre génération sera moins passive et qu’on s’affirmera lorsque quelque chose ne fera pas notre affaire.

 

Je vous laisse sur ce vidéo → https://www.youtube.com/watch?v=vqPIh9bKrUU#t=200

Double vie

Il a chaud, sa peau est luisante. Il est anxieux non pas à cause de l’examen qu’on a à étudier pour le lendemain, mais à cause il a trompé sa blonde la veille. Il me confie qu’il s’est saoulé et a ramené une danseuse chez lui. Il s’est défoulé, solide. On jase longuement au lieu d’étudier. Sa blonde est la typique bonne fille, sportive, studieuse, sage, gentille… Il dit l’aimer, mais il lui cache, entre autres, qu’il consomme de la drogue et qu’il a besoin d’aller voir ailleurs de temps en temps. Il refoule une partie de lui, plus sombre. Quand ça explose, c’est loin d’être chic.

Le genre de situation qui m’amène à me demander s’il vaut mieux jouer son personnage jusqu’au bout que de s’assumer totalement dans toutes les facettes de sa vie… «Ce que la personne ne sait pas ne lui fait pas mal.» Vivre dans l’ignorance, c’est d’autant plus dégueulasse à mon avis.

double vie photo 1

Peu de temps après cette histoire-là, un ancien collègue de travail m’a fait part du stratagème qu’il avait minutieusement mis au point pour tromper sa blonde pendant qu’elle était en voyage. Il m’a carrément dit qu’il préférait continuer à vivre une double vie que d’avoir à montrer son vrai visage et ainsi perdre sa blonde, sa petite vie parfaite. Il fait donc ce qu’il a à faire, supprime au fur et à mesure ses textos et le tour est joué! Il garde l’image du bon gars qu’il chérit tant et peut continuer à poster sur Facebook de belles photos de son couple souriant. J’ai tenté de comprendre:

Moi
«Sans te mentir à toi-même, qu’est-ce que t’aimes vraiment?»

Lui
«Ça m’arrive d’aimer cruiser des filles, de vivre une vie de débauche. J’veux pas mourir sans avoir vécu mes trips. C’est comme un défi pour moi.»

Moi
«Pourquoi t’es en couple dans ce cas-là?»

Lui
«Je l’aime ma blonde.»

Moi
«Et elle, elle est amour avec un gars que tu n’es pas, qu’elle croit que tu es, c’est ça?»

Lui
«A me crisserait là si elle savait tout ça.»

Aimer la sécurité d’être en couple. Aimer projeter une image. Aimer bénéficier du meilleur des deux mondes. Qu’est-ce qu’il y a de si compliqué dans le fait de s’assumer? Si t’aimes ça baiser tout le temps, trouve-toi quelqu’un qui va aimer ça autant que toi. Si t’as envie de vivre plein d’expériences, reste dont célibataire ou sinon trouve-toi quelqu’un de libertin, de très ouvert par rapport à ça. Si t’es à un stade de ta vie où t’as besoin de te prouver ou que t’as juste pas envie de t’engager, reste célibataire. Tu vas le sentir quand tu vas être prêt à bâtir quelque chose de sérieux avec quelqu’un. D’ici là, fais ce que t’as envie de faire sans devoir le cacher à quelqu’un. C’est simple, non?

Du moins, ça parait simple, mais c’est loin de l’être. Dans la société dans laquelle on vit, on est conditionné à porter des masques.

fake people

 

J’aime l’école

Je lève mon chapeau à tous ceux et celles qui sont capables de rester concentrés, pendant 3 heures non-stop, assis sur une chaise à écouter un prof parler et passer en boucle une centaine de diapositives, et ce, sans avoir envie de :
a) s’enfoncer un crayon dans l’œil
b) grimper sur son bureau en criant à tue-tête des obscénités
c) sniffer de la colle
d) dormir profoooooondément
e) toutes ces réponses
…ou
f) comme FUCK THIS SHIT

Je le lève très haut mon chapeau, parce que j’aimerais en être capable moi aussi. J’aimerais avoir cette force, cette endurance, ce courage! Supposément que « quand on veut, on peut », sauf que vraiment là, c’est trop. Le pouvoir et le vouloir ont pris le bord! Le printemps arrive. Ça sent les vacances, la liberté partielle qui s’en vient tranquillement. Ça peut sembler ironique, mais je pense que l’école nuit à ma santé mentale ces temps-ci. Chacun ses forces et ses faiblesses dans la vie. Eh ben moi, c’est ça! Pendant un cours, je décroche après cinq minutes à peine. Soit que je m’endors ou que je pense à 10 millions d’affaires (faut dire que ces temps-ci, je m’implique dans 10 millions d’affaires aussi, mais bon!). Je me sens comme un chien en cage. Mon côté  »artiste » (ou autiste, au choix) se sent forever alone pendant ce temps-là. Il crie en dedans de moi : «Hey, je veux être utile, je suis là! Heille! Écoute, j’ai plein d’idées!». Fait que, dans mon cours, je me mets à écrire n’importe quoi, à réfléchir beaucoup trop intensément ou à barbouiller pour me tenir réveillée. Pis là, le bruit de la prof qui avale son surplus de bave résonnant dans son micro me ramène à la réalité. Je regarde autour de moi, tout le monde prend des notes comme des robots.

J’aime apprendre, je n’aime juste pas la méthode qui est proposée, ou plutôt imposée. J’aime me sentir utile, sentir que je fais quelque chose de concret, que je crée quelque chose. Je suis visuelle, je vois la vie en images. Mettez-moi un vidéo pis ça va faire la job au pire! Bref.

Heureusement, j’ai mon café qui m’aide à passer à travers ces journées qui ne sont pas de tout repos pour le fessier. Ayayaye, pas facile la vie d’étudiant!

fuckthisshit